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  • La Ville engloutie 2 (Le petit Chaperon II)

    images.jpg Nos personnages restèrent émerveillés devant ce spectacle grandiose. Le soleil brillait, l'herbe était verte et grasse, la nature, les arbres, les buissons, d'une variété de couleurs infinie.  Le ciel n'affichait pas le moindre nuage, l'atmosphère était limpide. Après le bleu des océans, l'obscurité de la caverne, la vallée parut un enchantement aux voyageurs épuisés.

    Avec des bêlements de joie, Platon l'agneau s'élança dans l'herbe, sautant partout, dégustant des touffes de verdure, s'allongeant et roulant dans les prés. Océane et Phyllis oublièrent leur fatigue et suivirent en riant aux éclats l'agneau et ce fut un bonheur de les voir. Le Cracheur de feu fit un saut périlleux arrère, le Pêcheur s'assit sur un talus pour profiter du spectacle, et le Capitaine avec ses compagnons, se serrèrent la main joyeux.

    Après avoir joué, couru et sauté, Phyllis, Océane et Platon s'allongèrent sous l'ombre d'un arbre pour se reposer. Au bout d'un moment jugé raisonnable pour recouvrer leurs forces, le Capitaine dit aux deux petites filles et à ses compagnons.

    - Ce n'est pas tout ! Il faut continuer à présent. Nous devons chercher de l'eau, de la nourriture, un abri pour la nuit, et le moyen de regagner notre navire.

    - Il faudrait aussi trouver qui nous a tendu ce piège pour nous expédier ici, ajouta le Cracheur de feu.

    A contre coeur, Phyllis et Océane récupérèrent leurs  affaires et se mirent en route avec les autres. Mais le petit Chaperon rouge jugea que ce n'était plus nécessaire de tenir Platon en laisse et le détacha. Ils n'avaient pas fait cinq cents mètres lorsqu'ils attendirent un écho de fanfare sortant  de derrière une petite colline devant eux.

    - On dirait une fête foraine ! s'exclama Phyllis. Capitaine, allons dans cette diréction !

    - Une fête foraine  !? Avec des manèges et des stands de tir ? Je ne suis jamais montée dans un manège ! Oh ! S'il vous plaît, Capitaine, allons-y ! le pria Océane qui auparavant avait vécu seule dans son île océane en Haute-mer.

    - Très bien, répondit-il. Ce sera l'occasion de savoir où nous sommes et trouver de l'aide.

    - Phyllis, ça va être aussi l'occasion pour toi et moi, de faire notre spéctacle et gagner un peu d'argent ! ajouta le Cracheur de feu.

    Un demi heure plus tard, les quatre amis, le Capitaine et les deux hommes de l'équipage, arrivèrent aux abords d'un village en  pleine fête. Les rues étaient décorées de fleurs et de flambeaux multicolores. Des jolis rubans accrochés aux fenêtres voletaient dans la brise, des accords de musique sortaient des bistrots, des délicieux parfums de gaufre mettaient l'eau à la bouche. Une multitude se promenait dans les ruelles, des enfants couraient dans tous les sens et s'amusaient avec des  cerceaux ou des ballons, on parlait, on plaisantait, on riait.

    Nos amis suivirent le courant de la foule et se trouvèrent devant une grande place où on avait installé toutes sortes de manèges. Rapidement, le Cracheur de feu et Phyllis, choisirent un endroit approprié et se mirent à jongler et à faire des tours. Platon, pour participer au spéctacle, dansait sur ses pattes arrière, sautait en l'air et tombait délicatement au sol avec grâce. Les gens ne tardèrent pas à former un groupe autour du Cracheur de feu et de sa compagne qui furent très applaudis et recompensés de leurs efforts. A la fin de la journée, fatigués mais repus  et satisfaits, ils se retrouvèrent à une terrasse devant un verre de citronnade à bavarder tranquillement. En fin de compte, la hjournée se terminait bien mieux qu'elle n'avait commençait.

     

     

  • Usage de l'entonnoir

    images.jpg" Ceci n'est pas une pipe" disait un grand peintre du XXème siècle.

    Evidemment ! C'est un entonnoir.

    Et parce que vous êtes, chers lecteurs, des gens pratiques et efficaces,  vous maîtrisez l'usage de cet objet.

    Je croyais, pour ma part être comme vous, mais encore une fois j'avais tort !

    ( Non, non, n'essayez pas de me consoler, je suis vraiment à côté de mes pompes. Mais je reste humble et ouverte à l'enseignement et aux conseils.)

    Voici une manière inattendue d'utiliser cette invention.

    - Discussion autour de nos repas respectifs, rechauffés au micro-ondes archaïque de notre lieu de travail.

    - Sujet : Usage  d'un certain médicament qui commence par S... contre les effets de la gastroentérite.

    "On peut garnir les parois de l'estomac ou du c... avec le S... c'est marqué sur le sachet.

    - Et comment on fait ?

    - Avec un entonnoir ! "

    (Rires gras des l'assistance)

  • La Ville engloutie (Le petit Chaperon II)

    bombyx3.jpg- C'est ainsi que les personnages que nous  suivons depuis un moment déjà grâce à Phyllis le petit Chaperon rouge, arrivèrent en terre inconnue.  Leur navire n'était plus en état de reprendre la mer et ils ne savaient pas comment ou quand ils allaient le réparer.  Ils étaient fatigués du voyage  après une tempête terrible  ne se doutant pas que la Sirène hostile, cherchait toujours leur perte.  Ils avaient suivi le petit garçon sans vraiment poser de questions et ils pensaient que si des difficultés venaient à surgir, ils pourraient faire face  grâce à la solidarité et leur ingéniosité.  Du moins, c'était de cette manière qu'ils avaient procédé jusqu'à ce jour. Mais  l' histoire  prend  désormais un nouveau tournant, dit le vieux Bombyx aux enfants-vers du mûrier. C'est à l'instant  où  nous baissons la garde que l'ennemi choisit pour attaquer.

    Lorsque les personnages entrèrent dans le hangar, le sol se mit à trembler, la lumière disparut et tout devint sombre. Comme sortant des parois  de la pièce, un souffle chaud les enveloppa et ils furent obligés de s'agripper les uns aux autres pour ne pas tomber. Ils se sentirent soudain soulevés du sol.  Le souffle autour d'eux s'intensifia formant un tourbillon qui les emporta avec une rapidité extraordinaire et les projeta sur une surface lisse et dure.  Ils leur fallut un bon moment pour retrouver leurs ésprits. Le premier à se mettre debout fut le Capitaine. Le temps de s'habituer à la semi-obscurité qui régnait dans l'endroit, il vérifia que tout le monde était là sans dommages.

    - Que s'est-il passé ? Où sommes-nous ?demanda le Cracheur de feu.

    - Je ne sais pas. Mais j'ai bien l'intention de le découvrir, répliqua le Capitaine en jetant un coup d'oeil autour. Il semblerait que nous sommes dans une sorte de caverne naturelle.

    - Un moment, j'ai cru que nous allions tous mourir étouffés par la chaleur. Je n'arrivais plus à respirer ! s'exclama Phyllis.

    - Tu devrais d'abord attacher Platon à avec une ficelle, lui conseilla le Capitaine. Le Cracheur doit avoir ce qu'il faut dans sa besace.

    - Heureusement que nous n'avons pas perdu nos affaires !

    Il fouilla et sortit  d'une des poches de son sac une bobine de grosse ficelle et, coupant un bout le tendit à Phyllis.

    La petite fille attacha Platon. Puis, suivant les instructions du Capitaine, en file indienne, ils se mirent en route. Le Capitaine marchait devant, suivit du Pêcheur. Puis venait Océane, Phyllis qui tenait Platon par la ficelle, le Cracheur de feu, et les les deux hommes de l'équipage qui étaient descendus du bateau avec le Capitaine.

    - Où est passé le garçon ? chuchota au bout d'un moment Océane à son amie.

    - Je crois qu'il n'a jamais eu de petit garçon répliqua Phyllis. C'était un leurre pour nous attirer dans cet endroit. Dieu sait ce qui va arriver maintenant.

    - Crois-tu que la Sirène est responsable de notre situation ?

    Phyllis ne répondit pas et personne ne parla. Ils n'avaient pas le coeur à discuter. Ils avaient tous la même idée. La Sirène avait provoqué la tempête et avait fait en sorte de les attirer dans ce lieu horrible qui sentait le moisi afin de les laisser périr lentement de faim et de soif.

    Ils marchèrent longtemps. Phyllis perdit la notion de temps, ses jambes commençaient à la faire souffrir, parfois elle trébuchait sur des pierres et peinait à suivre. Elle souhaitait que le Capitaine fît une pause pour qu'ils puissent se reposer, mais n'osait pas le demander. Elle avait faim et soif et Platon qui tirait sur sa corde ne facilitait pas la tâche. Elle serait prête à abandonner si les autres ne continuaient à avancer. Tout à coup, la lumière du jour s'intensifia. D'un geste de la main, le Capitaine s'arrêta, et le Pêcheur vint se heurter à lui. Ils levèrent la tête.  Ils étaient enfin sortis de la caverne. Maintenant devant eux, à perte de vue s'étendait une vallée arborée et verdoyante.