Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le Défilé de File la Laine - Page 59

  • La Ville engloutie 10 (Le petit Chaperon II)

    Bateau.jpgL'immense voilier du Hollandais volant se dressait entre ciel et eaux, silhouette fantomatique et solitaire.  Aucun mouvement à son bord. Un silence inhabituel régnait sur tout le navire. Un sentiment de malaise gagna les passagers du canot lorsqu'il se profila à quelques mètres d'eux. Personne ne parlait. Plus on s'approchait du vaisseau,  plus le silence paraissait étrange et inquiétant. Ceux qui tenaient les rames poussèrent  plus  fort  afin d'arriver rapidement à destination. On s'approcha enfin  du bâtiment et tout le monde tendit l'oreille pour capter les bruits habituels qui auraient accompagné cette approche. Rien ne bougea.

    Le canot avec le Capitaine et ses compagnons à son bord, manoeuvra vers une échelle de  gros cordage qui, pendue sur le flanc à tribord, se balançait aux mouvements des vagues produisant un bruit sinistre. Le Hollandais attrapa l'échelle, et se hissa sur le pont le premier. Il récupéra l'amarre,  fixa le canot au navire pour le stabiliser et aida ses amis à monter à bord. Le Pêcheur arriva le dernier tenant  fermement sous son bras Platon. Le groupe s'avança avec précaution guettant un danger qui pourrait se tapir dans un coin ou derrière un amoncélèment d'objet. Chacun retenait son souffle et on s'efforçait de ne pas faire grincer les planches du pont.  Lentement, ils se dirigèrent vers la cabine de pilotage où avec surprise on constata qu'il n'y avait personne. Personnes sur le gaillard d'avant. Personne sur le gaillard d'arrière. On inspecta le pont inférieur, les cabines, les câles. On ne trouva âme qui vive. Dans le livre de bord, apparaissait la date de la veille, la température de l'air et de l'eau mais aucun événement notable.

    Autour du Capitaine, Phyllis, Océane et les autres attendaient qu'il parle. Seul l'homme embarqué sur le littoral se tenait à l'écart, ne faisant pas parti du groupe.

    - Quel est ce nouveau coup du sort ?

    - Je ne sais quoi penser. Nous avons fouillé le bateau de fond en comble. Les barques de sauvetage sont à leur place. Tout paraît à sa place.

    - Un nouveau coup de la Sirène ? osa le Cracheur de feu.

    - Comment le savoir ? Elle est notre ennemi depuis que le Pêcheur lui a échappé. Mais pourquoi elle attaquerait mon équipage ? Le faire disparaître ? Dans quel but ?

    - Pour nous empêcher de partir d'ici, tout simplement !

    - C'est une possibilité, admit le Capitaine. Mais n'y aurait-il pas une trace ? Comment s'est-elle prise ?

    Ils se plongèrent dans leur réflexions. Voilà qui était incompréhensible. On mesurait l'absurdité de la situation. Cependant, le Hollandais ne resta pas inactif.

    - Quoi qu'il en soit, dit-il, nous devons vérifier le navire et apporter les réparations nécessaires si nous le pouvons. Puisque vous êtes ici, poursuivit-il en s'adressant à l'homme du littoral, nous n'allons pas rester les bras croisés.Venez avec moi.

    Il donna des ordres aux deux marins qui restaient, chargea le Pêcheur de les aider à décharger leur provisions, et bientôt tous les hommes s'activèrent en vue de réparer les dégats de la tempête. Phyllis, Océane et Platon furent consignés dans leur cabine avec la récommendation de sortir uniquement lorsque le Capitaine lui-même viendrait les chercher. Les deux fillettes obéirent et quelque temps plus tard on entendit  à nouveau une activité sur le navire. Ce fut l'occasion pour le petit Chaperon rouge de chercher son miroir enchanté.

    - Aide-moi à chercher, s'il te plaît Océane. Nous devons retrouver le miroir. Il pourra sûrement nous aider à comprendre ce qui s'est passé sur le navire durant notre absence.

    Le deux petites filles se mirent à explorer minutieusement la cabine, vidèrent d'abord leurs sacs, puis les rayons d'un petit placard, regardèrent sous le lit, entre les couvertures.

    - Je crois que je l'ai laissé la haut, dit à la fin de leurs recherches infructueuses Phyllis. Il faudrait monter et regarder si je n'ai pas oublié le miroir dans la pièce commune.

    - Non, Phyllis ! Tu as entendu le Capitaine. Nous devons rester ici jusqu'à ce qu'il vienne nous chercher !

    - Il ne saura pas que nous sommes sorties, la rassura son amie. Juste le temps de récuperer le miroir.

    Malgré ses rétiscences, Océane n'eut d'autre choix que de suivre Phyllis dans la salle commune. A chaque pas, elle craignait que le Capitaine ou quelqu'un d'autre ne les surprît. Cependant, elles arrivèrent sans encombre jusqu'à la salle commune et s'efforcèrent de trouver rapidement l'objet magique. Elles inspectèrent tous les endroits où le miroir pouvait se cacher. Tout à coup, Phyllis qui s'était mise à quatre pattes pour mieux regarder sous les meubles, se hissa sur ses jambes.

    - Je l'ai ! cria-t-elle triomphante en brandissant au dessus de sa tête l'objet convoité. Il avait glissé sous la banquette.

    Soulagée, Océane suivit son amie dans leur cabine où Platon guettait leur retour avec anxiété. Tranquillement, ils patientèrent jusqu'à ce que le Capitaine et le reste de l'équipe vinrent les chercher.

     

     

     

  • TF1: La télé révisitée

    3384442138413.jpgAprès beaucoup d'hésitations, de tergiversations vu le prix, j'ai cédé à la tentation de m'offrir l'intégrale de cette série que j'adore.

    Je vais donc dans un grand magasin très connu hier et je me dépouille de quelques économies faites difficilement par ce temps de crise au profit de ce joli coffret ( éditions TF1 Vidéo, remarquez-le bien !)

    Je débarque chez moi,  je m'installe devant mon lecteur DVD, savourant par avance le bonheur de me plonger dans les ruelles du Village en compagnie du ténébreux  McCohan en numéro 6 et en version originale sous-titrée.

    Mon paquet de M'n'Ms dans une main, ma télécommande dans l'autre je choisis la version adéquate et je me délècte d'entendre in English la voix profonde de l'acteur crier :

    "I'm not a number ! I'm a free man !"

    Puis, l'épisode commence...

    Heureusement que mon anglais n'est pas mauvais et qu'il y a sur le support la version française !

    Car, des sous-titres POINT !

    Je m'inquiète, je tripatouille ma télécommande, ma télé, mon DVD, RIEN !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Je change de disque, idem ! Pas de sous-titres dans la version originale !

    Je vais voir les bonus pour chercher une explication et LA ! LA JE ME SENS ROULEE !

    TF1 vidéo a fait dans l'économie. Les "bonus" consistent à trois ou quatre cartons (oui, oui, comme dans les films muets !) avec un texte écrit dessus qui vante les mérites de la série et  d'un réportage sur la série mais point de réportage !

    Dommage que les dirigeants de TF1 n'ont pas regardé la série avant de la commercialiser. Ils auraient peut-être compris son symbolisme  et ils ne se contenteraient pas du ZERO !

     

  • La Ville engloutie 9 (Le petit Chaperon II)

    murier5.jpgLe Vieux Bombyx fit une pause.  Intérieurement, il jubilait. Pas un seul vers parmi les jeunes enfant-vers du mûrier n'avait bougé depuis qu'il avait commencé son récit. Il était  un vers à soie expériementé et avait roulé sa bosse. Il avait évité beaucoup de désagréments dans sa longue existence, rencontré des gens de tout acabit.  Il s'était battu pour sa subsistance. Il avait plaidé pour garder sa liberté, et son indépendance, argumenté pour  être seul maître de sa déstinée. Il lui avait fallu du temps et des efforts pour gagner le droit  à la tranquilité et au respect. Il savait aussi, comme personne d'autre raconter des  belles histoires et,  biensûr, il savait ménager le suspense. Il se tut donc et observa son auditoire malicieusement.

    Le silence se prolongea jusqu'à ce que les petits vermisseaux du mûrier se mettent à protester. Ils réclamaient la suite.

    - Il est l'heure de rentrer chez vous maintenant les enfants. Je suis fatigué et j'ai besoin de sommeil pour me requinquer. Allez ! Oust ! Je vais dormir.

    - Allons, grand'père ! Tu ne peux pas t'arrêter maintenant ! Juste au moment où Platon est catapulté devant le Capitaine ! Raconte !

    - Que voulez-vous que je raconte ? Vous avez compris ce qui va se passer, non ?

    - S'il te plaît, grand'père !

    Sous son allure bourrue, le Vieux Bombyx avait un coeur sensible et tendre comme du beurre. Il aimait la tranquilité, mais il adorait plus encore la compagnie, et les enfants en étaient une excellente. Ses yeux pleins de malice brillèrent.

    - D'accord ! Puisque vous insistez, je vais bien poursuivre. Mais auparavant, allez me chercher une gouttelette de jus de mûres blanches. J'ai le gosier sec à force de parler !

    Deux d'entre eux, filèrent apporter des grosses mûres bien juteuses qu'ils offrirent au vieux Bombyx qui, rassasié, reprit notre conte.

    Vous imaginez la surprise du Capitaine et de sa compagnie lorsqu'ils virent atterrir devant eux l'agneau qu'ils croyaient mort, arrivant de nulle part, bien en vie et en bonne santé ! Ils s'empréssèrent de l'examiner, et lui posèrent de tas de questions aux quelles il ne put répondre. Malheureusement, Platon fut incapable de dire comment il avait atterri au milieu d'une ruelle juste au moment même où le Capitaine s'y trouvait. De même qu'il fut impossible pour lui de se rappeler quoi que ce soit sur la Sirène des mers.

    - Concentre-toi, Platon ! insista Phyllis. Te souviens-tu quand la Sirène t'a emporté avec elle ?

    - Je me rappelle que nous étions tous assis  tranquillement près de la barque. J'ai voulu regarder la mer et me suis approché de la berge. Ensuite, j'ai glissé et suis tombé. J'ai eu  très peur. Mon coeur battait très fort comme un oiseau qui veut sortir de sa cage  en volant dans tous les sens. Mais après, je me suis senti au chaud et en sécurité. Et avant que je ne comprène ce qui m'arrive et où je me trouve, le Capitaine me bousculait en me posant de tas de questions bizarres.

    Phyllis et Océane entreprirent de raconter à Platon ce qui s'était réellement passé. Elles insistèrent sur de nombreux détails mais rien n'y fit. Platon avait  oublié tout ce qui se produisit avant son enlèvement par la Sirèene des mers.

    - Ce n'est pas grave, Platon, lui dit le petit Chaperon rouge. L'essentiel est que tu sois sain et sauf parmi nous. Tu es sous le choc. Ta mémoire reviendra avec le temps. N'y pensons plus !

    Cependant, le Capitaine ne fut pas du même avis que Phyllis. Il trouvait l'amnésie partielle de Platon étrange. Sans souffler mots aux autres pour ne pas les inquiéter, il décida de surveiller étroitement l'agneau.

    Sur ses entre faits, l'homme qui devait apporter son aide dans les réparations du navire, arriva sur le quai avec sa caisse à outils prêt à partir.

    - Il faut que nous partions tout de suite, histoire de gagner du temps. Si votre navire peut être réparé sur place, nous le ferons. Dans le cas contraire, il faudrait le remorquer vers le chantier naval afin d'apporter les réparations nécessaires.

    - Eh, bien ! Nous sommes prêts, répondit le Capitaine.

    Ils montèrent tous dans le canot, les hommes de l'équipage aux rames, le Capitaine à la barre et s'éloignèrent vers le large là où le vaisseau du Hollandais volant avait échoué sur un banc de sable.

  • A travers une fenêtre

    Fenêtre.jpg

    Cette lumière dans tes yeux qui se reflète dans la vitrine
    Cet éclat qui se répercute sur les plafonds artificiels
    C'est ton coeur qui retient ses bâtements