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  • Usage de l'entonnoir

    images.jpg" Ceci n'est pas une pipe" disait un grand peintre du XXème siècle.

    Evidemment ! C'est un entonnoir.

    Et parce que vous êtes, chers lecteurs, des gens pratiques et efficaces,  vous maîtrisez l'usage de cet objet.

    Je croyais, pour ma part être comme vous, mais encore une fois j'avais tort !

    ( Non, non, n'essayez pas de me consoler, je suis vraiment à côté de mes pompes. Mais je reste humble et ouverte à l'enseignement et aux conseils.)

    Voici une manière inattendue d'utiliser cette invention.

    - Discussion autour de nos repas respectifs, rechauffés au micro-ondes archaïque de notre lieu de travail.

    - Sujet : Usage  d'un certain médicament qui commence par S... contre les effets de la gastroentérite.

    "On peut garnir les parois de l'estomac ou du c... avec le S... c'est marqué sur le sachet.

    - Et comment on fait ?

    - Avec un entonnoir ! "

    (Rires gras des l'assistance)

  • La Ville engloutie (Le petit Chaperon II)

    bombyx3.jpg- C'est ainsi que les personnages que nous  suivons depuis un moment déjà grâce à Phyllis le petit Chaperon rouge, arrivèrent en terre inconnue.  Leur navire n'était plus en état de reprendre la mer et ils ne savaient pas comment ou quand ils allaient le réparer.  Ils étaient fatigués du voyage  après une tempête terrible  ne se doutant pas que la Sirène hostile, cherchait toujours leur perte.  Ils avaient suivi le petit garçon sans vraiment poser de questions et ils pensaient que si des difficultés venaient à surgir, ils pourraient faire face  grâce à la solidarité et leur ingéniosité.  Du moins, c'était de cette manière qu'ils avaient procédé jusqu'à ce jour. Mais  l' histoire  prend  désormais un nouveau tournant, dit le vieux Bombyx aux enfants-vers du mûrier. C'est à l'instant  où  nous baissons la garde que l'ennemi choisit pour attaquer.

    Lorsque les personnages entrèrent dans le hangar, le sol se mit à trembler, la lumière disparut et tout devint sombre. Comme sortant des parois  de la pièce, un souffle chaud les enveloppa et ils furent obligés de s'agripper les uns aux autres pour ne pas tomber. Ils se sentirent soudain soulevés du sol.  Le souffle autour d'eux s'intensifia formant un tourbillon qui les emporta avec une rapidité extraordinaire et les projeta sur une surface lisse et dure.  Ils leur fallut un bon moment pour retrouver leurs ésprits. Le premier à se mettre debout fut le Capitaine. Le temps de s'habituer à la semi-obscurité qui régnait dans l'endroit, il vérifia que tout le monde était là sans dommages.

    - Que s'est-il passé ? Où sommes-nous ?demanda le Cracheur de feu.

    - Je ne sais pas. Mais j'ai bien l'intention de le découvrir, répliqua le Capitaine en jetant un coup d'oeil autour. Il semblerait que nous sommes dans une sorte de caverne naturelle.

    - Un moment, j'ai cru que nous allions tous mourir étouffés par la chaleur. Je n'arrivais plus à respirer ! s'exclama Phyllis.

    - Tu devrais d'abord attacher Platon à avec une ficelle, lui conseilla le Capitaine. Le Cracheur doit avoir ce qu'il faut dans sa besace.

    - Heureusement que nous n'avons pas perdu nos affaires !

    Il fouilla et sortit  d'une des poches de son sac une bobine de grosse ficelle et, coupant un bout le tendit à Phyllis.

    La petite fille attacha Platon. Puis, suivant les instructions du Capitaine, en file indienne, ils se mirent en route. Le Capitaine marchait devant, suivit du Pêcheur. Puis venait Océane, Phyllis qui tenait Platon par la ficelle, le Cracheur de feu, et les les deux hommes de l'équipage qui étaient descendus du bateau avec le Capitaine.

    - Où est passé le garçon ? chuchota au bout d'un moment Océane à son amie.

    - Je crois qu'il n'a jamais eu de petit garçon répliqua Phyllis. C'était un leurre pour nous attirer dans cet endroit. Dieu sait ce qui va arriver maintenant.

    - Crois-tu que la Sirène est responsable de notre situation ?

    Phyllis ne répondit pas et personne ne parla. Ils n'avaient pas le coeur à discuter. Ils avaient tous la même idée. La Sirène avait provoqué la tempête et avait fait en sorte de les attirer dans ce lieu horrible qui sentait le moisi afin de les laisser périr lentement de faim et de soif.

    Ils marchèrent longtemps. Phyllis perdit la notion de temps, ses jambes commençaient à la faire souffrir, parfois elle trébuchait sur des pierres et peinait à suivre. Elle souhaitait que le Capitaine fît une pause pour qu'ils puissent se reposer, mais n'osait pas le demander. Elle avait faim et soif et Platon qui tirait sur sa corde ne facilitait pas la tâche. Elle serait prête à abandonner si les autres ne continuaient à avancer. Tout à coup, la lumière du jour s'intensifia. D'un geste de la main, le Capitaine s'arrêta, et le Pêcheur vint se heurter à lui. Ils levèrent la tête.  Ils étaient enfin sortis de la caverne. Maintenant devant eux, à perte de vue s'étendait une vallée arborée et verdoyante.


  • Le petit Chaperon voit rouge (30)

    sirène28.jpgLe jour déclinait lorsque le vaisseau du Hollandais volant approcha des côtes françaises.  Le bâtiment  avait à peine contourné le cap de la pointe de la Bretagne lorsqu'un vent violent se leva  et l'on se serait cru aux portes de l'enfer. La mer qui jusque là était calme devint furieuse. D'énormes vagues vinrent  frapper les flancs du navire, faisant craquer toute la construction. L'écume des crêtes aqueuses déferlaient sur le pont supérieur le rendant glissant et dangereux. Avec d'infinies précautions, l'équipage s'activait  pour ramener les voiles et tenir la barre droite. La visibilité était réduite au minimum et un brouillard enveloppa  le grand voilier qui paraîssait flotter dans le néant.

    Frémissant sur ses pattes, Platon  jurait que plus jamais il ne remonterait sur un bateau, qu'il avait été insensé de quitter sa verte prairie.

    - Je vous en prie ! Faites quelque chose ! Je veux retrouver la terre ferme ! Peu m'importe de ne pas trouver l'aviateur ou le petit prince !

    - Voyons, Platon ! Ce n'est pas la première tempête que nous traversons, le rassura Phyllis. Bientôt nous pourrons approcher d'un port et nous ferons escale en attendant un temps plus clément.

    - Pour rien au monde je ne resterais sur ce rafiot ! Les éléments se déchaînent et nous allons sûrement couler !

    - Moi aussi j'ai peur, dit Océane. Cela fait plusieurs heures que nous sommes dans ce brouillard et nous risquons à tout moment de heurter un rocher ou un écueil. Comment se diriger sans voir ou on va ?

    - On va coulé, c'est certain ! se lamenta Platon.

    Il avait à peine fini sa phrase. Un craquement couvrit tous les autres bruits provenant de la tempsête et une secousse fit se renverser  les chaises, les objets autour d'eux et il se retrouvèrent jonchant le sol. Océane poussa un cri de douleur. Une mape monde posée dans un coin de la salle commune venait de quitter sa place la bléssant. Le Pêcheur, incapable de se tenir debout sur ses jambes, rampa vers la fillette afin de lui porter secours. Il dégagea l'enfant et la tira vers le centre de la pièce. Le Cracheur de feu, se trouva sur le ventre enseveli sous plusieurs volumes de livres qui étaient tombés des étagères. Phyllis et Platon s'agrippèrent aux pieds de la table qui restait droite parce que rivée au sol.

    - Nous avons toucher quelque chose, cria le Pêcheur. Ne bougez pas de là. Je vais essayer d'arriver jusqu'à la cabine de pilotage. Je reviendrais le plus tôt possible.

    Chancelant, avec beaucoup de peine, il sortit de la pièce, laissant ses amis se remettre du choc. Océane, Phyllis, Platon et le Cracheur de feu, se mirent péniblement debout et constatant que le navire était immobile, ils entreprirent de mettre un peu d'ordre. Peu après, le Pêcheur revint et les invita à le suivre. Ils arrivèrent dans la cabine du Capitaine qui s'entretenait avec un homme de l'équipage.

    - Capitaine, que se passe-t-il ?

    - Nous venons d'échouer sur des rochers. La coque est endomagée et nous devons attendre le jour pour chercher des secours et de quoi réparer les dégats. Si mes calculs sont exacts, nous sommes proches du chantier naval de B. et nous pourrons trouver de l'aide. En attendant le jour, vous allez tous rester dans la salle commune. Des lits de fortune ferons l'affaire pour ce soir. Personne ne s'éloigne et personne ne s'aventure ailleurs sans mon ordre.

    Tous le monde se trouva dans la salle commune. On avait placé des matelas et des couvertures à même le sol et bientôt chacun chercha le repos en attendant le jour. Le lendemain, soulagés de constater que la tempête les avait conduit près des côtes, un groupe de marins et le Capitaine, équipés du mieux qu'ils le pouvaient,  montèrent à bord d'un canot pour regagner la terre.

    - S'il vous plaît, Capitaine, nous voulons vous accompagner, le sollicita Phyllis. Nous aimerions tant aller sur terre ! Nous resterons groupés et très prudents.

    Après un moment de refléxion, le Capitaine accepta et nos héros se dirigèrent vers les côtes où ils arrivèrent dans un petit port de pêche. Ils avaient à peine fait quelques pas, lorsqu'un petit garçon, haut comme trois pommes s'approcha du Capitaine et le tira par manche.

    - Psst ! Monsieur !

    - Qu'y a-t-il mon enfant ?

    - Mon père qui a vu du haut de son phare le naufrage,  m'a demandé de vous conduire jusqu'à lui.

    - Tiens ! Nous venions justement demander de l'aide. Nous te suivons. Allons y !

    C'est ainsi que nos héros, entèrent dans un grand hangar qui semblait tout indiqué pour qu'ils trouvent l'aide dont ils avaient besoin.