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vers - Page 3

  • VII

    ΑΓΑΠΗ son nom...

     

    La statue d’orichalque s’anime

    Espace infini des réminiscences

    Ses yeux vides se meuvent

    Creusent dans l’oubli

    Avide d’avaler ton corps

    Dans ses sombres sépulcres

    Ses lèvres closes

    Susurrent des soupirs amoureux

    Ses bras s’ouvrent, s’immobilisent

    Accueillent le cri d’agonie du dormeur

    Son sein exhale un souffle muet

    Lourdes de sens,

    Les paupières se ferment

    Emprisonnent ton reflet

    Parmi les cavités opalescentes des orbites creuses

    Un regard, un amour, un rêve

    Les ombres te refusent l’Asphodèle

    Αγαπη son nom, θανατος son visage

  • Poèmes : VI

    Je ne peux que t’aimer

     

    Dans l’obscure résurgence du désir

    Où les sens s’abandonnent et s’assemblent

    Dans le silence taciturne de ton cœur

    Qui enclave le mien dans sa gangue

    Sur les murs blancs de ma chambre

    Où ton empreinte intacte grave des terreurs primitives

    Dans ces lieux où les humeurs de tes baisers

    Cèdent la place à d’obsédantes peurs

    J’entrevois continuellement

    Des mots inachevés, des gestes en attente

    Des plaisirs inassouvis, insatiables

    Dans l’espace restreint de ton corps où je meurs

    Je ne peux que t’aimer

    Comme hier, comme avant, comme toujours

    Et je t’aime à nouveau

     

    Puisque je suis sans exister et j’existe sans l’être

     

  • Poèmes: V

    Tout à coup, mon cœur se divise en deux.

    Se déchire, je veux dire.

    Se morcelle.

    Finit en lambeaux.

    En petites particules de poussière vivante.

    Chaque particule vibre

    Au rythme de la même passion, du même désir 

    Faire partie de toi et disparaître.

  • Poèmes: IV

     

    Dans la langueur du soir,

    J’ai vu ton corps se découper dans le silence.

    Les ombres se coloraient de nacre et d’or,

    Jouaient dans tes cheveux

    Et m’appelaient pour le voyage

    Dans l’immensité de la nuit.

    J’ai pris ta main,

    Et nous avons franchi, ensemble,

    L’espace qui nous séparait des rêves.