Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le Défilé de File la Laine - Page 70

  • Le Petit Chaperon voit rouge (3)

    Phyllis et Platon devinrent inséparables. Ils gambadaient dans les rues de la ville, cueillaient des fleurs dans les squares pour tresser des couronnes, ou faisaient des bouquets  qu'ils offraient aux passants. C'est ainsi qu'un jour, chemin faisant,  ils arrivèrent à une très grande esplanade où une multitude de gens se pressaient pour assister à une démonstration pyrotechnique.  La petite fille n'avait jamais vu un spectacle de cette qualité. Un homme aux habits colorés s'amusait à cracher au ciel une trainée de flammes rougeoyantes, qu'il alimentait à l'aide d'un bidon d'essence et d'une longue tige. Chaque fois que l'homme crachait, d'énormes volutes orangées se tortillaient dans les airs accompagnées d'un bruit sourd.

    - Quel beau spectacle ! En vérité, c'est un grand artiste que voici. On doit l'inviter à nous rejoindre et nous aider à trouver le loup, l'aviateur et le petit Prince. conclut Phyllis.

    cracheur.jpg- Je pense qu'on ne devrait pas s'attarder à cet endroit, répondit Platon. Cela peut être dangereux ! C'est, je crois, un homme dragon, parce qu'il crache du feu et peut nous brûler vifs !

    -Au contraire ! Il pourra nous réchauffer lorsqu'il fera froid et nous pourrions aussi griller de la guimauve sur les flammes.

    Sans plus attendre, Phyllis dépassa le cercle des gens qui entourait l'artiste, s'approcha de lui sans craindre d'être brûlée et le tira par la manche.

    L'homme étonné de tant d'audace, se retourna et la flamme faillit brûler le chaperon rouge que la petite fille portait dans les cheveux.

    - Mais qui êtes-vous donc ? dit-il après s'être remit de sa surprise.

    - Je m'appelle Phyllis et voici mon compagnon de route, Platon. Nous sommes à la recherche d'un loup, d'un aviateur et d'un petit Prince. Vous ne les auriez pas vu par hasard ?

    - Euh... fit l'homme. Non, mais j'en ai entendu parler d'eux lorsque j'étais enfant. Pourquoi les cherchez-vous ?

    - Si vous acceptez de nous accompagner dans nos recherches, je vous le dirais volontiers. répondit la petite fille. Mais il faut d'abord nous promettre que vous ne nous mangerez  ni nous brûlerez pas.

    - Marché conclu ! répliqua le "Cracheur de feu", car il en était un. Nous voyagerons ensemble et nous présenterons un spectacle à trois. Les gens aiment les spectacles à plusieurs. Nous déviendrons célèbres et nous gagnerons beaucoup d'argent. Enfin, quand nous trouverons le loup, l'aviateur et le petit Prince nous leur signerons un contrat pour une tournée mondiale.

    - Je suis contente que vous soyez d'accord. Mais d'abord, déterminons les étapes de notre périple.

     

  • Le Petit Chaperon voit rouge (2)

    Quelque temps après, la petite fille sortit du metro, et marcha jusqu'à l'entrée d'un grand bois où l'on pouvait voir beaucoup de gens aller et venir, se promenant avec leurs enfants, assis sur les bancs et lisant des livres ou des journaux. Il y en avait qui faisaient de la bicyclette, des patins ou du manège dans un espace reservé aux tout petits.

    - Voilà l'endroit idéal pour commencer mes recherches, pensa la petite fille et s'approcha d'un couple assis au bord d'un lac artificiel qui regardaient les canards faire des plongeons dans l'eau.

    La jeune fille les salua poliment et leur demanda si par hasard ils n'aurait pas vu parmi les promeneurs un loup.

    - Un loup, sûrement pas ! Mais nous avons croisé un joli mouton qui batifolait dans l'herbe un peu plus loin. Peut-être qu'il s'y trouve encore.

    La petite fille les remercia et poursuivit son chemin jusqu'à une vaste pelouse où un jeune agneau pessait tranquillement.  Elle s'approche doucement de l'animal afin de ne pas l'effrayer et lui dit :

     

    mouton-bebe.jpg

    -Petit agneau, toi qui a l'air de bien connaître cet endroit,  aurais-tu rencontrer un loup par ici ?

    - Un loup ? Dit l'agneau très étonné. Je ne crois pas avoir jamais vu en vrai à quoi ça ressemble un loup.  Mais je sais que c'est un animal féroce et sans coeur, dont les crocs pointus sont bien aiguisés.Il ne faut surtout pas s'en approcher parce que s'il est affamé il te dévorera toute crue !

    - Oh ! Je n'ai pas peur. De nos jours, les loup peuvent manger aux Fast food s'ils ont faim et ils préfèrent un bon hamburger bien asaisonné que les petites filles. Je voudrais lui proposer de partir à l'aventure avec moi comme dans les contes de Monsieur Perrault.

    - Monsieur Perrault ? Je ne le connais pas. Quant à moi, je suis à la recherche d'un Aviateur qui s'est écrasé dans le désert et un Petit Prince qui veut qu'on lui dessine un mouton.

    La petite fille, de joie  frappa dans ses mains. "Comme ce serait bien que nous voyagions ensemble ! Toi, à la recherche de ton aviateur et du Petit Prince, moi du loup . On pourra se tenir compagnie et nous nous sentirons moins seuls. Qu'en dis-tu ? A propos, je m'appelle Phyllis.

    Le petit agneau trouva l'idée intéressante et accepta. C'est ainsi que la petite Phyllis reprit la route avec l'agneau qu'elle décida d'appeler Platon en hommage à son chat qui était resté à la maison.

    (à suivre)

     

  • Le Petit Chaperon voit rouge (1)

    Le-petit-chaperon-rouge.jpg Un vieux  Bombyx qui s'ennuyait  sur son mûrier réunit un soir autour de lui tous les petits vers-enfants de l'arbre et leur annonça d'une voix solennelle : "Je me fais trop vieux pour parcourir l'univers, mais par le passé, lorsque j'étais  jeune et vigoureux, j'ai beaucoup voyagé et appris mille histoires. Si vous le voulez bien, chaque soir, je vous raconterai une de mes aventures." Les petits vers furent enchantés de cette nouvelle car ils aimaient les histoires et leurs parents étaient souvent trop occupés par leur travail pour le faire. C'est ainsi, que le vieux Bombyx devint le conteur attitré de l'arbre.

    Il était une fois, une petite fille qui vivait seule avec sa maman à l'orée d'une grande ville. Elle allait à l'école de son quartier  mais, bien que très gentille et intelligente, elle n'avait pas d'amis. Tous ses camarades se moquaient d'elle à cause d'un chaperon rouge que sa mère lui avait confectionné et l'appelaient Le Petit Chaperon Rouge tant et si bien, que personne ne se souvenait de son prénom. La petite fille n'osait pas dire à sa maman que les autres enfants ne voulaient pas jouer avec elle et ne voulait pas non plus enlever son chaperon rouge parce que cela ferait de la peine à sa maman ,chose qu'elle ne voulait  pour rien au monde. Pour tromper sa solitude, la petite fille allait à la médiathèque de son quartier et empruntait des livres qui racontaient des histoires d'amitié et de solidarité entre les gens et se consolait ainsi de sa solitude.

    Un mercredi après midi donc, suivant les conseils de la bibliothécaire, elle rentra à la maison avec Les Contes de Perrault qui relataient les aventures de la petite fille à qui notre héroïne devait son surnom. Après s'être installée confortablement, la petite fille lut avec passion et le soir venu, sa décision fut prise.  Elle prépara son sac avec l'indispensable pour un long voyage, ajouta quelques provisions pour la route, mit son argent de poche dans  son petit portefeuille et écrit une lettre à sa maman  pour que cette dernière ne s'inquiéte pas inutilement de son absence. Satisfaite, elle jeta un dernier coup d'oeil à sa chambre et d'un pas déterminé, quitta sa maison et s'engouffra dans la première station de métro.

    (à suivre)

     

     

     

     

     

  • VIII

    Abschied

    La conscience s’égare, voyage, se perd

    Dans les méandres des rêveries impossibles

    Puis revient à toi, te sourit

    La pensée se promène dans des lieux purs

    Où tu es seul à y pénétrer

    L’esprit s’égare dans tes Mondes

    Dans tes yeux, dans ton cœur

    Te retrouve, se perd encore

    Loin ! Hors du temps

    Je chemine dans l’intervalle laissé par ton corps

    J’ajuste mon allure, associe ma démarche

    Guide mon pas à l’errance immobile de ton âme

    Dans le Cosmos qui t’appelle

    Vers ce Vide insondable où tu t’emmures

    Une tristesse au fond de moi

    Te retrouver ! Dans l’espace

    Une laideur accablante, monotone m’accueille

    Héberge ma douleur, m’apaise

    Dans son sein concave

    Et me susurre tes secrets

    Perdus ! Dans l’abîme